L'île Maurice impose ses résidents fiscaux sur leurs revenus mondiaux selon un barème progressif récemment réformé : 0 % jusqu'à 500 000 roupies mauriciennes de revenu imposable annuel, puis 10 %, 20 % et 35 % au-delà de 12 millions de roupies, dans le cadre du budget 2026/27 qui a remplacé les précédents dispositifs de prélèvement additionnel. On devient résident fiscal mauricien en y séjournant au moins 183 jours sur l'année d'imposition, ou au moins 270 jours cumulés sur les trois années précédentes. L'île Maurice ne prélève ni impôt sur les plus-values, ni droits de succession, ce qui en fait une destination recherchée par les retraités, investisseurs et entrepreneurs français. La convention fiscale franco-mauricienne du 11 décembre 1980, modifiée par l'avenant de 2011, encadre les doubles impositions.
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Essayer gratuitementFiscalité expatrié à l'île Maurice : critères de résidence fiscale
L'île Maurice considère comme résident fiscal la personne physique qui y séjourne au moins 183 jours au cours de l'année d'imposition, ou qui y séjourne au moins 270 jours cumulés au cours de l'année d'imposition et des deux années précédentes.
Au-delà du séjour touristique, l'installation durable passe généralement par un visa ou permis de résidence dédié (permis de retraité, permis d'investisseur ou d'occupation lié à un investissement immobilier via les programmes agréés par l'Economic Development Board), qui conditionne en pratique la reconnaissance du statut de résident.
Comme pour toute expatriation, le maintien du foyer, de l'activité principale ou du centre des intérêts économiques en France peut conduire l'administration française à considérer que la résidence fiscale française n'a pas cessé.
Non-résidents : imposition limitée aux revenus de source mauricienne
Le non-résident n'est imposé à l'île Maurice que sur ses revenus de source locale (revenus locatifs, revenus d'une activité exercée sur place), la Mauritius Revenue Authority appliquant des règles de retenue à la source pour certaines catégories de revenus.
Barème impôt 2026 sur le revenu à l'île Maurice
Depuis la réforme du budget 2026/27, l'impôt sur le revenu mauricien suit un barème progressif à quatre tranches : 0 % jusqu'à 500 000 MUR de revenu imposable annuel, 10 % de 500 001 à 1 000 000 MUR, 20 % de 1 000 001 à 12 000 000 MUR, et 35 % au-delà de 12 000 000 MUR.
Ce barème remplace les dispositifs transitoires antérieurs (taux réduit de 15 % puis mécanismes additionnels de type « Solidarity Levy » et « Fair Share Contribution ») appliqués les années précédentes, ce qui illustre la fréquence des réformes fiscales mauriciennes ces dernières années.
Aucun impôt sur la fortune n'est prélevé à l'île Maurice, quel que soit le niveau de patrimoine détenu.
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Tester l'assistant gratuitementPlus-values, successions : les atouts fiscaux de l'île Maurice
L'île Maurice ne prélève ni impôt sur les plus-values, ni droits de succession, ce qui constitue l'un des principaux attraits fiscaux du pays pour les investisseurs et retraités étrangers, y compris pour la transmission d'un patrimoine constitué localement.
Les revenus de source étrangère rapatriés à l'île Maurice par un résident peuvent, selon leur nature et les modalités de rapatriement, bénéficier de régimes particuliers ; il convient de vérifier au cas par cas leur traitement au regard du droit mauricien en vigueur.
Cette absence de fiscalité sur le capital ne dispense pas de déclarer les revenus et, le cas échéant, les actifs détenus à l'île Maurice au titre des obligations déclaratives qui subsistent en France tant que la résidence fiscale française n'a pas cessé.
Quitter la France pour l'île Maurice : convention et exit tax
Vous restez résident fiscal français si l'un des critères de l'article 4 B du CGI est rempli. Un départ crédible suppose de déplacer effectivement le foyer, l'activité principale ou le centre des intérêts économiques hors de France.
La convention fiscale franco-mauricienne, signée le 11 décembre 1980 et modifiée par l'avenant du 23 juin 2011, répartit le droit d'imposer entre les deux États en cas de double résidence et prévoit un mécanisme d'échange de renseignements entre administrations.
L'île Maurice n'étant pas membre de l'Union européenne, le transfert de domicile peut déclencher l'exit tax de l'article 167 bis du CGI sans sursis de paiement automatique : un départ vers un État tiers à l'UE peut nécessiter la constitution de garanties ou entraîner une exigibilité plus rapide de l'impôt, selon les seuils de détention concernés.
Questions fréquentes
- Combien de temps faut-il vivre à l'île Maurice pour y être résident fiscal ?
- Au moins 183 jours au cours de l'année d'imposition, ou au moins 270 jours cumulés sur l'année en cours et les deux précédentes. Au-delà du critère fiscal, l'installation durable suppose généralement d'obtenir un permis de résidence dédié (retraité, investisseur, occupation liée à un investissement immobilier agréé).
- L'île Maurice taxe-t-elle les plus-values et les successions ?
- Non, l'île Maurice ne prélève ni impôt sur les plus-values ni droits de succession, ce qui en fait une destination recherchée par les investisseurs et retraités étrangers pour la constitution et la transmission de patrimoine.
- Quel est le barème de l'impôt sur le revenu mauricien en 2026 ?
- Un barème progressif à quatre tranches : 0 % jusqu'à 500 000 MUR, 10 % jusqu'à 1 000 000 MUR, 20 % jusqu'à 12 000 000 MUR et 35 % au-delà, issu de la réforme du budget 2026/27 qui a remplacé les dispositifs additionnels antérieurs.
- L'exit tax s'applique-t-elle à un départ vers l'île Maurice ?
- Oui, dans les mêmes conditions générales que pour tout autre État tiers à l'Union européenne : si vous avez été résident fiscal français six des dix dernières années et détenez des titres dépassant les seuils de l'article 167 bis du CGI, sans le sursis de paiement automatique réservé aux départs vers un État membre de l'UE.
- Existe-t-il une convention fiscale entre la France et l'île Maurice ?
- Oui, signée le 11 décembre 1980 et modifiée par l'avenant du 23 juin 2011, elle répartit le droit d'imposer entre les deux États en cas de double résidence et organise l'échange de renseignements entre administrations fiscales.
Pour aller plus loin
Sources officielles
- Île Maurice — conventions fiscales et documents officiels | impots.gouv.fr
- Mauritius Revenue Authority (MRA)
- Décret n° 2012-816 du 25 juin 2012 portant publication de l'avenant à la convention franco-mauricienne — Légifrance
- Article 4 B - Code général des impôts - Légifrance
- Article 167 bis - Code général des impôts - Légifrance
- Article 197 A - Code général des impôts - Légifrance
- Impôt sur le revenu d'un Français qui part vivre ou travailler à l'étranger | Service Public
Points à vérifier
- Le barème de l'impôt sur le revenu mauricien a été réformé plusieurs fois ces dernières années (taux fixe, Solidarity Levy, Fair Share Contribution, puis barème progressif) : vérifiez le barème en vigueur pour l'année d'imposition concernée avant toute projection.
- L'accès aux permis de résidence liés à un investissement (programmes immobiliers agréés) dépend de seuils d'investissement et de conditions fixées par l'Economic Development Board mauricien, susceptibles d'évoluer.
- L'île Maurice n'étant pas membre de l'Union européenne, les modalités de l'exit tax (sursis de paiement, garanties) diffèrent d'un départ vers un État membre de l'UE : faites vérifier votre situation avant tout transfert de résidence.
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